mercredi 15 janvier 2020

J - 7 et J - 8 : De Porto à Peniche

J - 7 : De Porto à Nazaré

2 étapes prévues au programme du jour (Aveiro et Costa Nova) avant d'atteindre Nazaré (235 kms plus au Sud), le paradis des surfers.
Première surprise au réveil, une température clémente (11 degrés C), plus en adéquation avec les normales saisonnières (tiens, je parle comme une speakerine météo de France 3 Pays de la Loire maintenant).
Sur les conseils d'un couple de camping-caristes Français avec lesquels nous avons fait parking commun à Porto (Catherine et Robert que nous saluons au passage), nous décidons de partir visiter Aveiro (La Venise du Portugal d'après les guides !) 75 kms plus au Sud...
On y trouve bien les gondoles attendues ... en fait ces barques sont traditionnellement utilisées pour la récolte des algues (ne me demandez-pas ce qu'ils font des algues c'était pas écrit dans Wikipédia).
De jolies maisons colorées de style Art nouveau (Jean Nouvel, sort de ce corps !!)...

… ou tout simplement recouvertes d'Azulejos (un carreau de faïence, décoré de motifs géométriques ou de représentations figuratives… demain je relève les copies !)




Mais alors, attention !! je vous mets en garde. Avec les Azulejos le trop est l'ennemi du bien et comme dirait une certaine Muriel (pas ma coach mais Robin) dans un de ses sketchs bien connu : "vous êtes carreleur et vous carrelez bien… mais vous carrelez trop, trop. Beaucoup trop !!"


Après tout… tous les goûts sont dans ma nature ! 

Comme nous en avons pris l'habitude depuis 2 jours, une halte vers midi au Mercado local pour recharger les batteries  en calories et nous voilà repartis sur les routes Portugaises en direction de la plage de Costa Nova à 10 kms d'Aveira...

CostaNova, c'est un enchaînement de maisons (à l'origine de pêcheurs) colorées qui ont toutes été restaurées dans leur style d'origine...et des plages à perte de vue

… après cette étape oxygénante mais peu dépaysante pour les Sablais que nous sommes, nous repartons 160 kms plus au Sud pour passer la fin de journée et la nuit à Nazaré au plus près de la GIGANTES...

… la plus haute vague du monde.
Bon, il paraît que ce n'est pas la bonne saison pour voir une vague de + de 25 m de haut mais il semblerait que demain nous pourrions en voir dépassant les 10 mètres (Dixit nos amis Catherine et Robert que nous resaluons au passage).
En attendant la GIGANTES, ma coach et moi posons pour la postérité devant des statues et des soleils qui se couchent...
Bon, pour le surfer à tête de cerf y a une explication mais bcp trop longue pour que je la détaille ici












Comme vous pouvez le constater, on a tombé les gants, bonnets et coupe-vents fourrés...

Nous avons parqué le Campy à 100 m à peine du phare de Nazaré, à la pointe sud de Praia do Norte pour assister au lever de soleil sur ces vagues mythiques …
On croise les doigts pour que la météo s'améliore car à l'heure où j'écris ces quelques lignes, c'est 2 jours de pluie consécutifs d'annoncés !



A demain… (ou plus tard)...

J - 8 : De Nazaré à Peniche
Je commence par vous décrire la nuit sur notre promontoire...
On a dormi à peu près au milieu de cette falaise...
… le vent à soufflé très fort, le Campy était secoué comme une embarcation sur l'océan et au petit matin nous étions sous des trombes d'eau. 1. Météo France ne s'était pas trompé (pour une fois) 2. pas de lever de soleil sur les vagues mythiques 3. pas moyen de sortir du camion avant 9h00 pour apercevoir Nazaré sous de gros nuages noirs...
Comme Nazaré est équipée d'un funiculaire, nous en avons profité pour descendre... à pied au centre ville (ma coach trouve que je me ramollis depuis quelques temps alors on oublie les remontées mécaniques !). Même pas mal et en plus j'en ai profité pour faire la causette avec quelques autochtones (ochtochtonechs en langue locale)...
 
Après une heure de marche sous la pluie (heureusement qu'il ne fait plus froid !) nous rentrons nous sécher et nous restaurer à la roulotte, non sans être retournés une dernière fois au phare de Nazaré pour tenter de voir une GIGANTES...
… et bien, rien, peau de balle, que tchi.
Pourtant hier, une heure avant notre arrivée, Robert et Catherine (les locaux de l'étape) nous envoyaient cette photo d'un surfer en compétition.
et aujourd'hui en guise de consolation ils nous ont invités dans leur appartement situé sur les hauteurs de Nazaré pour une pause café aux :
Je vous le recommande c'est excellent !!
Après avoir recueilli des tas d'infos importantes sur les villages, sites à visiter et autres itinéraires d'intérêt, nous quittons notre couple d'amis et reprenons la route vers le sud en direction de Peniche (ah, j'en entend déjà certains rigoler !!).
Une petite halte dans la ville fortifiée d'Obidos...

...où nous nous faisons rapidement rattraper par la pluie. C'est finalement au Motorhome Park de Peniche que nous passerons la nuit.
Journée comme vous l'avez compris, perturbée par le mauvais temps mais où nous aurons quand même gambadé sur 14,4 kms (j'appéhende déjà le retour du soleil).

Boa noite a todos







lundi 13 janvier 2020

Dia quatro, cinco e seis


J - 4 : Cap à l'Ouest

En ce quatrième jour de notre périple Lusitano-Ibérique, force est de constater que nous n'avons pas rdv avec la chaleur en ce début janvier... 0°C la nuit et 9°C max dans la journée.
Nous venons de dépasser les 1050 kms au compteur depuis notre départ et à force de suivre les ...
… on se retrouve te digo pronto (ou illico presto pour les Italophones) à Santiago de Compostela.
Capitale de la Galice et terminus d'un pélerinage bien connu, on y croise surtout...
… des pélerins (pinpin) de tous horizons et de toutes nationalités.
On peut y voir - fallait s'y attendre - une cathédrale dont l'intérieur est en travaux de réfection du sol au plafond...
… et, comme dans tous lieux mystico-religieux, des êtres étranges (initiés ?, prophètes ? anges ?) qui vous donnent l'impression de ne pas toucher le sol, voire de planer...
En tout cas, il a l'air de forcer le prophète !!!
Comme nous n'arrivions pas à nous réchauffer malgré notre marathon quotidien, nous avons décidé de visiter tous les cloîtres, monastères, églises et autres couvents afin d'y trouver un peu de chaleur...
Ca sent pas la misère … et il fait chaud !
C'est même plutôt luxueux … et il fait chaud !!!
Après 8 kms de gambadage dans la ville et une dernière traversée de la rue principale en jouant des coudes pour se frayer un chemin…
... nous décidons de rentrer à la roulotte afin d'y trouver un peu de chaleur et de préparer les tapas du dîner...
Quelque chose me dit qu'il pourrait y avoir d'appétissants Aliens à dîner !!!
A demain (se voce nao se importa).

J - 5 : Porto (à consommer sans modération)

En ce dimanche 12 janvier nous nous réveillons avec une température extérieure de 1 degré C... heureusement que notre chauffage au fuel fonctionne parfaitement.
Nous mettons les voiles en direction du ...
… en passant par des routes féériques où le soleil et le brouillard en rajoutent à tour de rôle pour nous faciliter la conduite ...
Le bon côté des choses, c'est que le dimanche les camions ne sont pas nombreux !!
245 kms et un changement de fuseau horaire plus tard, nous atteignons Porto - ville côtière réputée pour ses ponts et sa production de vin.
Ponte Luis 1er construit par un disciple de Gustave Eiffel.
La visite de la vieille ville nous conduit dans des quartiers aux maisons colorées et entretenues (elles sont rares malheureusement)...

… la Librairie Lello, fondée en 1906 et qui a inspiré l'auteur d'Harry Potter.
Hermione en admiration devant le plafond !!
La question du jour à 1 euro : Cette librairie est décrite comme "lieu incontournable de Porto", elle fait référence à Harry Potter, elle se trouve dans tous les guides touristiques… donc elle attire ?
Pinocchio ? … NOOOOON !
Les chats ? … NOOOON !!!
Les ours empaillés à tête d'humain ? … NON, NON et NON !!!

Elle attire les Chichis rois du selfie, les Chinois pousse-toi m'voilà !!
Vous l'aurez compris, j'étais un peu énervé, chafouiné, agacé - malgré 15 bonnes minutes d'attente - de ne pas avoir pu photographier l'escalier-que-tout-le-monde-poste-sur-instagram sans sa colonie de touristes asiatiques.
On ne s'est pas laissé démonter par ce genre d'incident diplomatique et, ni une ni deux, on s'en va manger des Tapas au Mercado Bom Sucesso que notre application Google Maps nous localise à... 35 minutes.

Bon ça valait les 2,5 kms de marche… les tapas étaient excellents et pas chers !
Requinqués, on escalade la Torre dos Clérigos pour avoir un panorama spectaculaire (c'est pas moi qui le dit c'est TripAdvisor) de la vieille ville de Porto...


C'est tout ce que j'ai au catalogue de "spectaculaire"

Après une nouvelle journée ou mollets, cuisses et chevilles n'auront pas été ménagés (15,6 kms au compteur) nous rentrons au Campismo Salgueiras à 5 kms du centre-ville pour recharger les batteries du campy et faire refroidir les semelles de nos rangers.

J - 6 : A Porto à vélo on dépasse les bateaux

Pour cette seconde journée à Porto, nous décidons - afin de reposer les gambettes de l'un d'entre nous - de décrocher les vélos que nous avons eu la bonne idée d'emporter avec nous...
C'est chaudement habillés que nous prenons la direction du centre-ville en empruntant la piste cyclable qui longe le fleuve Douro...
Ma coach, toujours aussi motivée, du moment qu'on se dépense ...

… 10 kms et nous voilà déjà au pont Luis 1er ...
Vu sa couleur, on n'a même pas essayé d'y piquer une tête !

… que nous empruntons à pied pour rejoindre le "vieux tram" qui nous conduira à l'embouchure du fleuve.

Après 20 minutes au chaud dans le tram nous arrivons sur la côte Atlantique où la plupart des digues sont fermées pour "risque de submersion".










Bon, c'est fermé mais y a quand même du monde pour regarder les vagues !

Le froid est toujours présent en ce lundi 13 et nous oblige à accumuler les calories afin d'y résister au mieux...


On résiste à l'aide de savoureuses salades trouvées au Mercado Beira rio (j'aime de plus en plus faire le Marché au Portugal moi !).


On résiste à l'aide - après visite de cave bien entendu - d'un Blended de 30 ans d'âge et d'un millésimé de 1996 dont raffole la Jet Set du monde entier d'après notre guide du jour.

Pour la petite histoire, à côté de la cave où nous avons dégusté ces divins Portos, sévit un artiste de Street Art qui crée ses œuvres à partir de déchets ...
Le résultat est bluffant (vieux plastiques, morceaux de bois, de pneus, filets, ferrailles…)

C'est revigorés et plein d'énergie que nous remontons sur nos vélos et que nous regagnons notre camping municipal en espérant un coucher de soleil sur l'océan dont malheureusement les nuages nous priveront...


Bon, l'heure est venue, après 20 kms de vélo et 11 kms de marche (j'adore les stats !) d'éteindre l'ordi et de vous dire à très bientôt...


















vendredi 10 janvier 2020

Espagne et Portugal Janvier 2020 : Dias uno, dos y tres

J-1 : Descente vers le Sud

Ca y est, un peu plus de 2 mois se sont écoulés depuis notre voyage en Italie et les éruptions cutanées road-tripiennes refont leur apparition... du coup pour les soulager on a refait le plein plein d'eau et de gasoil dans le campy, repris nos chaussures, sacs, coupe-vents de rando et hop...
… nous voilà partis pour 1 mois (si tout se passe comme prévu) dans la péninsule Ibérique. 
La première étape, après environ 7 heures de route et 475 kms, se fera dans une petite ville côtière du sud/ouest de la France, connue pour ses 11 spots de surf sur l'Atlantique dont les "Cavaliers" et "Marinella".
Leçon N°1 de coach Mumu : l'équilibre
Je n'en dis pas plus et j'ajoute un coucher de soleil pour vous aider… les plus avisés reconnaîtront le phare...


Comme il est déjà 18 heures et que la nuit nous a rattrapés, nous profitons de la terrasse d'un café bondé de djeuns surfers 3.0 pour "grignoter" une planchounette de charcuterie/fromage avant de retrouver la roulotte que nous avons laissé sur une aire mise à notre disposition par la commune et qui - a notre grande surprise - est remplie au 2/3 de camping-cars venus de tous horizons.


J-2 : Espagna, aqui estamos
Petite journée de route en ce J-2 puisque c'est après 280 kms de conduite que nous atteignons notre objectif : SANTANDER.
Mais avant d'atteindre la capitale de la Cantabrie nous avons fait étape dans la ville mystère du jour ; la capitale du pays basque.
C'est sous un soleil printanier que nous avons visité ;
1. Une usine de fabrication de plaque de titane ?

2. Un élevage d'araignées géantes ?

3. Un chenil ?

... uno, dos, tres : la bonne réponse était la 4. Le musée Guggenheim

Bon, comme on y était, on a aussi visité l'intérieur est... force est de constater que ni mon coach, ni moi d'ailleurs ne sommes très réceptifs à l'Art moderne, nouveau voire conceptuel.

Après cette étape Ibérico-basquo-culturelle nous voilà repartis plein Ouest en direction de Santander (cf. : ville sus-mentionnée 10 lignes plus haut !).
Si le soleil nous avait accompagné jusqu'ici, ce sont les nuages et le vent qui ont pris le relais. Le Campy, qui a une prise au vent relativement importante, n'a pas du tout apprécié les 100 derniers kms du périple (moi non plus d'ailleurs).
Notre application Park4night nous ayant indiqué un endroit où nous pourrions passer une nuit tranquille à Santander, nous avons rapidement parqué notre roulotte près du magnifique palais des sports...
 je trouve que ça ressemble à une baleine (en titane comme le musée Guggenheim) bien que le quartier s'appelle SARDINAS !

… puis avons filé, sous la pluie, vers le centre Ville en longeant la côte. Les éléments étaient, comment dire...
… un peu déchaînés.

On a même pu observer des phoques affamés qui se battaient comme des chiffonniers pour empêcher de enfoirés magnifiques goëlands d'embarquer leurs poissons...

Bon une dernière pour la route pour vous montrer qu'en Espagne il y a 364 jours de soleil par an et qu'il y fait chaud !
Bon… faut pas y aller LE mauvais jour ! 
Enfin l'essentiel c'est de s'aérer comme dirait ma coach qui a réussi l'exploit de nous faire marcher 12 kms alors que nous n'avons croisé ni l'ombre d'un sentier de rando, ni forêt, ni ruisseau, ni campagne champêtre… ni même un glacier. Moi je dis : "chapeau !".
C'est à la nuit tombée (17h45) que nous retrouvons notre fourgon dans lequel, comme promis par Park4night, nous avons passé une nuit tranquille… mais fraîche.

J-3 : Nada nuevo en el oeste

Je fais "genre" celui qui parle et écrit l'Espagnol couramment mais je dois avouer que je suis une buse en Castillan. Il faut que je consulte Google pour dire bonjour, au revoir, merci et même : quoi qu'il en soit, c'est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s'est laissé entraîner à prendre un râteau et qu'elle s'est crue obligée de frapper l'exigeant marguillier...
Mais parlons plutôt de notre étape du jour - 245 kms, de la pluie, de la pluie, de la pluie...

Avant d'arriver à destination, nous avons visité le petit village de Santillana Del Mar recommandé par notre guide du routard… c'est un peu désert et humide !

… et, chose aussi extraordinaire qu'amusante, on y trouve encore ce genre d'appareils !
A la nuit presque tombée, on arrive enfin dans notre grande ville côtière, connue pour son patrimoine maritime et son ancien quartier des pêcheurs.



















Bon, vous avez deviné ?
J'avoue ce n'est pas simple mais je vous donne d'autres indices.














On en trouve sur les trottoirs en grande quantité… les pélerins qui se rendent à St Jacques de Compostelle y séjournent.

Un dernier pour la route...
Attention, y a un piège !
On prend les mêmes et on recommence : pas un arbre, pas un ruisseau ou un GR et on se retrouve dans notre Campy à 18H30 avec 16,8 kms dans les mollets.

Il est temps que je baisse le rideau. BUEN SABADO Y EXCELENTE FIN DE SEMANA PARA TODOS