mercredi 6 juillet 2022

 J12 : La rando sur le toit de l'Irlande

Aujourd'hui, comme mentionné dans le blog d'hier, nous avons programmé la randonnée qui monte au sommet du Carrauntoohill (1038 m) le point culminant de l'Irlande..


Alors au départ ça peur faire sourire (moi le premier) car ce n'est pas le Vieux Chaillol ou les pics du Canigou et du Carlit qui frôlent ou dépassent les 3000 m mais à l'arrivée on ne sourit plus du tout (moi le premier) car on s'est envoyé 867 m de dénivelé + et de dénivelé - en passant par un étranglement rocailleux que les Irlandais ont eu le bon goût d'appeler The Devil's ladder (l'échelle du Diable)... quand on la monte ou qu'on la redescend sous la pluie, on comprend pourquoi.

Tout avait bien commencé pour cette rando de 12 kms A/R sous un ciel gris pas très menaçant.

Ils sont contents d'être là et insouciants... mais ça va pas durer !

On passe des petits ponts, on enjambe des cours d'eau sur des gros rochers où on les franchit en sautillant sur les cailloux...

Coach Mumu qui me franchit les cours d'eau
finger in the nose










Même les ponts sont verts dans ce pays







Puis arrive au tiers du parcours la fameuse échelle du diable...

Alors ça n'a l'air de rien comme ça mais sur 600 m nous allons monter de 300 m ... je vous laisse calculer la pente ! Et en plus c'est de la caillasse avec de l'eau qui coule au milieu.

A mi-pente l'un d'entre nous a définitivement perdu toute velléité de sourire même si la vue dégagée lui permet encore d'admirer les lacs Callee et Gouragh en contrebas.

Moi j'dis rien mais je crois que les nuages nous rattrapent  !


Bon allez mon Gi, encore un p'tit effort de 2 heures et on est au sommet...
 et on ira plus vite que les nuages.

Autant vous dire que le brouillard et les nuages sont arrivés plus vite que prévu et, non seulement on n'y voyait pas à 3 mètres, mais en plus on s'est fait rincer comme des malpropres et n'avions plus rien de sec sur nous malgré les vêtements de pluie.

Il est où le sommet, il est où ?
Nous qui comptions sur une vue à 360° en haut du Carrauntoohill et profiter d'un pique-nique bien mérité, nous nous sommes finalement contentés d'un abri de pierre pour nous protéger des bourrasques de vent...

Vive l'Irlande et son climat tempéré !

Comment est- ce que je vais lui annoncer
que nous reprenons l'échelle du Diable
dans le sens de la descente alors que tout
le monde nous le déconseille ?
Nous devions en effet redescendre par une variante qui évite la fameuse échelle mais coach Mumu en a décidé autrement... c'est donc très mouillé, très fatigué et avec l'appétit coupé que je suis arrivé à bon port à côté d'une Muriel en pleine forme.

Il a l'air content le monsieur en bas à droite !

Après 5h40 de rando dans des conditions exécrables suivie d'une bonne sieste pour l'un d'entre nous, nous reprenons la route en direction de la péninsule de Dingle.
Nous nous arrêtons dans un camping face à la plage de Inch que Mumu - encore pleine d'énergie - ne tarde pas d'aller découvrir.
Où est-elle ?

Bon je m'arrête là, économisant le peut d'énergie qu'il me reste pour vous dire : A demain (si réseau).
Seulement 50 kms pour passer d'un péninsule
à l'autre




















mardi 5 juillet 2022

 J11 : De Caherdaniel à Cronins Yard (Killarney National Park) = 133 kms

En ce mardi 5 juillet, nous sommes toujours dans la péninsule d'Iveragh où se situe notre jardin de jeu du moment (County Kerry) que nous arpentons via le Ring of Kerry - un circuit pittoresque qui en fait le tour.

Pour revenir sur mes états d'âme de chauffeur dont je vous faisais part hier, et pour en illustrer un des propos, voici ce que nous avons croisé en chemin aujourd'hui :

Une calèche et un cavalier qui roulent bien à gauche et un piéton qui
marche sur la route puisqu'il n'y a pas de trottoir.
Premier objectif du jour la visite de Abbey Island (l'île de l'abbaye) que l'on peut atteindre à pied à marée masse et sur laquelle les chanceux (que nous ne sommes pas) peuvent trouver une des fleurs les plus rares d'Irlande la Kerry Lily (ça en jette comme info).

On y trouve les reste d'une ancienne chapelle, un cimetière,
des rochers bleutés et un ciel... Irlandais à souhait !
On s'est fait un peu rattraper par la pluie sur ce coup là alors direction plein Ouest pour aller admirer les Kerry Cliffs (falaises de Kerry) d'où nous devrions avoir la plus belle vue (c'est promis dans la pub) sur les îles Skelligs et l'île aux macareux.

Le temps un peu bouché ne nous permet pas de voir les terres
promises ni les macareux...
Surplomber la falaise du haut d'une passerelle aménagée est assez impressionnant (pour l'un d'entre nous en particulier) pour ne pas dire vertigineux.

D'autant plus flippant que cet endroit peu être balayé par des vents si violents qu'il est indispensable de rappeler quelques consignes de base :

1. Tenir sa casquette quand elle est encore sur la tête

2. Aller récupérer la casquette quand elle s'envole avant qu'elle ne parte à la mer

3. Bien se tenir à la rampe aménagée à cet effet pour ne pas s'envoler (j'ai eu chaud sur ce coup là !)

En haut : consigne 3 ; En bas à gauche : consigne 1 ;
En bas à droite : consigne 2
Que d'émotions ! Mais encore une fois encore plus de peur que de mal et nous reprenons notre chemin de nomades vers l'Est de la péninsule puisque la pointe Ouest ne nous aura pas inspirés plus que ça.

La troisième étape se situe donc dans le Parc National de Killarney (Killarney National Park) où l'objectif est de faire une rando montagno-champêtre de 10 kms entre les McGillycuddy's Reeks et les Purple Mountains jusqu'au col du Gap of Dunloe qui est la porte d'entrée de la Black Valley (Vallée noire où les lacs sont effectivement de couleur anthracite).

Le petit point rouge sur le pont c'est ?

Je peux aussi illustrer par des lacs avec nénuphars et des prairies vert fluo pour compléter le tableau bucolique...

Eaux noires et nénuphars

Des prairies (tourbières) où les moutons
se régalent












Si, comme rappelé précédemment, nous n'avons pas eu la chance d'apercevoir ces magnifiques oiseaux que sont les macareux (Puffins), nous avons par contre croisé en chemin la moitié de l'Arche de Noé...

Y sont pas mignons les ti z'animaux Irlandais ?

Après une journée bien remplie (133 bornes sur routes étroites ça épuise l'un d'entre nous) et un total de 14 kms de marche (ça épuise les jambons de l'un d'entre nous) nous décidons de nous poser à côté du point de départ de la randonnée prévue demain au Mont Carrauntoohil (le point culminant de l'Irlande à 1032 m) et qui sera un peu exigeante en termes de durée et de dénivelé.

Notre bivouac du soir avec à l'horizon, à droite le Carrauntoohil
Ci-après le parcours du jour principalement sur le Kerry Ring qui nous fait ressortir progressivement de la péninsule d'Iveragh.

Notre point de départ : le rond bleu le plus haut et notre lieu
d'arrivée le rond rose.
Bonne soirée.

See you (or write you) tomorrow.






lundi 4 juillet 2022

 J10 : De Allihies (Munster) à Caherdaniel (Munster) = 120 kms

La nuit à finalement porté conseil et coach Mumu nous a trouvé une randonnée sympa à réaliser dans le Gleninchaquin Park situé à environ 50 kms de notre lieu de bivouac sur la péninsule de Beara.

Avant de partir je teste ma nouvelle acquisition alimentaire for breakfast : les scones.

Le scone ou "étouffe froggies" remplit bien son rôle et, avec 2 dans
 le ventre, je serai prêt pour la rando du jour.

LA ROUTE EN IRLANDE :Avant d'aller plus loin, j'aimerais vous faire part de mes états d'âmes en ce qui concerne la conduite dans cette magnifique île.

Vous savez tous que l'on roule à gauche et ça, ce n'est pas rien.

Vous savez désormais, si vous avez lu les pages précédentes du blog, que les routes sont très, très, très étroites... et ce n'est pas rien non plus surtout quand on croise, camions, bus, camping-cars ou engins agricoles.

Ce que vous ne savez pas c'est que sur les routes Irlandaises, vous pouvez rencontrer de votre côté de la chaussée : des piétons, des véhicules à l'arrêt y compris face à vous, des tracteurs trop larges pour être doublés, des animaux... et j'en passe. D'autre part, sur ces routes étroites, sinueuses et encombrées, il est de bon ton (quand on tient à la vie) de rouler entre 30 et 40 kms là où les panneaux de circulation vous encouragent à rouler à : 80 Kms/h ! ALLEZ COMPRENDRE POURQUOI ?

Mais aujourd'hui, on a touché le fond avec : THE DOUBLE CONSIGNE !

Celui ou celle qui peut m'expliquer cette subtilité,
gagne un mug à l'effigie d'Elisabeth II.

Notre route (la Wild Atlantic Way, vous commencez à maîtriser) limitée à 50 ou à 80 kms/h c'est selon, passe par de charmantes localités colorées dont le magnifique village de Eyeries...


Refermons la parenthèse routière et rendons-nous sur notre lieu de randonnée dans le magnifique parc privé de Gleninchaquin. Qui dit privé, dit droits d'entrée et comme écrit à l'entrée de la propriété, ils sont modestes : 7€ par personne pour marcher dans une tourbière c'est la première fois que je vois ça....

... quand on aime on ne compte pas et nous voilà parti, la fleur au fusil, pour une rando de 9 kms avec une météo mi-apple mi-strawberry (c'est comme ça qu'ils disent ici !).

Notre premier arrêt au pied d'une cascade
de plus de 140 m
Nous allons rapidement apprendre à nos dépend que le tracé de la rando passe pour les 2/3 par des tourbières et qu'il est difficile de ne pas y plonger les pieds.

En plus des tourbières, des obstacles incongrus que coach Mumu
m'apprend à surmonter avec élégance.

Mais tout n'est pas que souffrance, sueur et franchissement d'obstacles dans nos randonnées montagno-champêtres et parfois la nature se met à l'unisson pour nous conter sa fragile beauté (j'en ai presque les larmes aux yeux d'écrire d'aussi belles choses 😢😢😢 !)

Merci Dame nature d'avoir mis sur notre route :
un mouton violet à tête noire, des linaigrettes (cottongrass ici) et
une rose sauvage.
Bon revenons à cette rando qui nous à permis en prenant un peu de hauteur d'admirer le lac de Cumeennadillure et la Baie de Kenmare située entre les péninsules de Beara et d'Iveragh (où nous dormirons ce soir).

A l'arrière plan : la baie de Kenmare et au milieu le lac Cumeennadillure

En tout cas, c'est bien vert !!

Après 2,5 heures de marche, nous retrouvons notre Campy pour un déjeuner bien mérité puis reprenons la Wild Atlanctic Way en direction de la péninsule d'Iveragh ou se trouve le fameux County Kerry très apprécié des touristes.

En bleu notre point de départ : Allihies
et en rose notre lieu d'arrivée : Caherdaniel. Distance = 120 kms

Les lieux pour passer la nuit en bivouac sauvage étant, encore une fois, quasi-inexistants dans cette partie de l'Irlande, nous décidons de passer la nuit au camping de Caherdaniel.

C'est un dîner typiquement Irlandais que nous préparons puisque nous voulions (enfin) goûter nos boudins noirs et blancs achetés quelques jours plus tôt, accompagnés de beans sauce tomates (mets on ne peut plus Irish ou British plutôt)...

Boudin noir un peu trop cuit d'après Mumu,
Boudin blanc parfait et beans excellents
Une dernière vue de notre roulotte faisant face à la péninsule de Beara et plus particulièrement à la ville de Allihies où nous séjournions hier soir (quelle coïncidence !)

Au loin le village d'Allihies... si, si !

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, la journée se termine sans pluie avec une température clémente qui n'a pas dépassé 17°C au plus chaud de la journée.

A demain (si réseau), bonne soirée et sweet dreams











dimanche 3 juillet 2022

 J9 : D'une péninsule à l'autre et à l'autre (Mizen Head peninsula to Sheep's head peninsula to Beara peninsula) = 170 kms

Notre seconde journée dans la péninsule de Mizen head débute à 8h00 pétantes par la visite du château (en ruine) de Dunlough.

Pour nous aventurer dans la partie de la péninsule portant le nom de Three Castles Head, nous empruntons des routes (chemins serait plus approprié) où mieux vaut ne pas croiser d'autre véhicule.

C'est une départementale !

Alors le château en ruine de Dunlough, accessible à pied après une marche d'environ 4 kms A/R c'est, comment dire ? Ben, une ruine.

Il reste trois tours, d'où le nom de Three Castles Head

Le côté sympa c'est qu'il y a un petit lac qui reflète bien la lumière (et le photographe le remercie !) et un tapis d'herbe qui n'a rien a envier à nos parcours de golf.

Le second objectif du jour se situe à l'extrémité Ouest dans la péninsule de Sheep's head au dessus de celle de Mizen Head à savoir : le phare, les falaises abruptes et le nom EIRE (Irlande en langage local) gravé dans le sol.

Ce marquage était destiné aux pilotes alliés de la 2nde guerre mondiale pour leur indiquer qu'ils passaient au-dessus d'un pays neutre et éviter ainsi les bombardements. On dénombre 84 de ces signes sur les côtes Irlandaises (merci à notre voisin d'hier soir qui nous a raconté cette anecdote que l'on ne trouve pas dans les guides).

Le nom EIRE se voit aussi sur les photos satellites de Google Map
Une fois encore, il faut stationner le Campy sur les quelques emplacements disponibles et marcher environ 4 kms pour découvrir, le phare qui domine l'entrée de la Baie de Bantry au bout du bout de la péninsule.

En haut à G : un mouton gros comme une vache ;
En haut à D : un lac situé en plein milieu à l'extrémité de la péninsule ;
En bas à D : Mumu qui a pour consigne de ne pas s'approcher trop près du vide !

La journée se poursuit - toujours via la Wild Atlantic Way...


... en direction de Glengarriff située à l'entrée de la troisième péninsule (Beara peninsula) que nous souhaitons visiter.

Après une pause bien méritée d'une heure dans cette petite ville où nous admirons quelques bizarreries locales comme la Rhubarbe géante du Brésil (c'est Plantnet qui le dit !)...

Y a de quoi en faire des tartes avec un seul pied !

... nous repartons vers la ville d'Allihies, où nous comptons passer la nuit.

Nous trouvons un superbe spot dans un terrain de camping (car impossibilité de faire du bivouac sauvage) où - en discutant avec nos voisins Irlandais du jour - nous apprenons que le télécabine que nous devions prendre demain pour la visite de l'île de Dursey est en réfection.

Notre spot de ce soir avec vue sur l'océan.

Du coup, grosse déception car il n'y a pas grand chose d'autre à voir au bout du bout de cette péninsule. La nuit portant conseil nous réfléchirons à un plan B dès demain.

En attendant, on ne se laisse pas démonter et Mumu nous prépare un super dîner à base de ... tout ce qu'on n'a pas mangé les jours précédant  (et c'est très bon... croix de bois croix de fer...) et que l'on agrémente d'un produit aussi goûtu que rare (voire introuvable pour vous en France) : la moutarde...


... on a aussi essayé le Durrus Farmhouse Cheese qui, à notre grande surprise, est plutôt bon (pour vous dire toute la vérité j'ai mangé la moitié du fromage Leicester-plastique acheté il y a quelques jours et... beurk !

Résumé des étapes du jour :

L'application Polarsteps en a fait qu'à sa tête aujourd'hui car il est
évident que nous n'avons pas réalisé 4 A/R entre les péninsules
de Mizen Head et de Sheep's Head en bateau
comme semble le montrer le tracé de notre route.
A bientôt pour une nouvelle étape, bonne reprise pour ceux qui travaillent lundi.

Cheers !



samedi 2 juillet 2022

 J8 : De Kinsale (Munster) à Barleycove beach (Munster)

Avant de commencer à vous conter notre mésaventure du jour, une image relaxante du coucher de soleil d'hier...

Pour ceux qui veulent l'image en poster... merci de passer commande
dans la rubrique commentaires.
Comme anticipé hier soir, le pneu AR/G du Campy avait encore perdu en pression à notre réveil. Nous avons donc décidé de mettre le cap vers la première station service équipée d'un gonfleur qui fonctionne pour remettre quelques bars dans notre Michelin.

Après plusieurs tentatives infructueuses, un gentil Irlandais me fait savoir que mon pneu est crevé et nous indique la direction du réparateur local.

Chance inouïe, il est ouvert le samedi et, en 10 minutes chrono et pour 10€, nous solutionne le problème...

Je ne comprends toujours pas comment un boulon de cette taille a pu pénétrer
dans le pneu... si quelqu'un a une idée qu'il se manifeste !
C'est donc avec les 5,5 bars préconisés par le constructeur que nous repartons vers notre premier objectif du jour, the Drombeg Stone Circle à Glandore.

Il s'agit d'un cercle de 12 monolithes qui daterait de 1000 ans avant JC à l'instar de son grand frère de Stonehenge en Angleterre et qui nous a permis de prendre une douche Irlandaise (l'Ecossaise c'est pour plus tard).

Dans la série "Gigi apprend à faire des séries sous la pluie
mais ne se souvient pas qu'il a une capuche !"
Avant d'arriver à Glandore, nous empruntons la mythique Wild Atlantic Way (2500 kms = le plus long sentier balisé côtier au monde) qui traverse de nombreux petits villages dont certains ont conservé les vestiges d'un temps révolu...

Va-t'en expliquer à une gamine de 3 ans (Denise par exemple😘)
que cette maison verte servait à téléphoner dans les années 90.
Deuxième étape de notre périple du 2 juillet, le lac de Hyne (Lough Hyne) qui est un lac de mer entièrement marin (c'est wiki qui le dit alors c'est vrai) et qui constitue la première réserve naturelle marine d'Irlande.
Photo en bas à droite : on voit parfaitement la jonction entre lac et océan...
... et aussi coach Mumu.
Une petite rando de 4kms et 350 marches aménagée en sous-bois nous permet d'aller admirer le lac du sommet d'une colline. Après un bon coup de transpiration pour l'un d'entre nous, nous poursuivons notre chemin vers l'Ouest pour atteindre la ville de  Baltimore décrite comme étant l'un des spots privilégiés pour l'observation des baleines et des dauphins... en ce qui nous concerne nous n'aurons vu qu'une araignée (et encore elle est fausse !)

Troisième étape de la journée : Mizen Head, le point le plus au Sud de l'Irlande qui permet une vue sur le phare du Fastnet et l'observation de magnifiques arches creusées par l'océan dans la falaise. 
Coach Mumu qui lit un guide très connu m'apprend que : C'est de ce lieu que Marconi a transmis la première lettre en morse (Le S en l'occurrence) transatlantique qui fût bien utile aux rescapés du Titanic pour lancer des S. O. S.
En haut : Arche creusée dans la falaise ; En bas à gauche : le pont qui permet d'accéder à l'ancien phare côtier remplacé par le Fastnet qui est un phare de pleine mer. En bas à droite : Mumu surplombant l'océan (presque) déchaîné.

Comme le chauffeur, rédac chef, rédacteur de ses lignes, ressent une grosse fatigue en cette fin d'après midi, nous décidons de faire un break et d'installer notre bivouac du jour face à la superbe plage de Barleycove.
Notre voisin Irlandais nous apprend que le pont (dont on aperçoit quelques vestiges sur la photo) qui servait aux piétons à se déplacer de la côte au petit îlot central a été emporté par  une énorme crue quelques semaines auparavant.
Notre bivouac du jour : Barleycove beach

En résumé pour ceux qui aiment connaître notre itinéraire...


Voilà, je suis à cours de batterie alors je m'arrête là.

Bonne soirée à tous et à demain (si réseau).





vendredi 1 juillet 2022

 J7 : De Kilkenny (Leinster) à Kinsale (Munster) ... 195 kms

Ce matin, réveil à 6h30 de coach Mumu et par conséquent petit-déjeuner copieux dans la foulée pour nous deux...


... mes donuts à la confiture rose fluo et un café, un régal.

Pour tout vous dire, et ne rien vous cacher, cette journée fait partie des journées "transferts". On va d'un point A vers un point B et on s'arrête au grès de la météo et des centres d'attraction potentiels prévus en chemin pour se défouler les guiboles.

De Kilkenny à Kinsale via Cahir (Caher) = 195 kms

THE SCENIC DRIVE

Bien entendu nous ne prenons pas les autoroutes mais empruntons dès que possible les chemins bucoliques.

Aujourd'hui la Scenic drive entre Kilkenny et Kinsale tient ses promesses en termes de buccolicité.

C'est beau, c'est vert, c'est champêtre et en plus il y a du soleil !

Le programme du jour concocté par coach Mumu pour le dégourdissement de nos jambettes = la visite de châteaux.

RELAIS & CHÂTEAUX

Donc, après le Kilkenny Castel du 12ème siècle que nous avons déjà (largement) abordé hier, nous avions au programme :

Le Rock of Cashel, un des cites historiques majeurs de l'Irlande dont l'origine est établie au 4ème siècle.

Le Cahir Castel, qui est l'un des plus anciens château médiéval d'Irlande (1142) et en excellent état de conservation.

En haut : le château de Cahir ; En bas à gauche : le château de Kilkenny ;
 En bas à droite : le Rock of Cashel
Nous avons visité les 2 derniers et, pour la petite histoire... il y a quelques jours je vous apprenais que j'avais désormais le privilège de payer mes tickets d'entrée au tarif sénior moyennant la présentation d'une carte d'identité. Désormais, on ne me la demande plus et Muriel (la quinqua) passe aussi pour une sénior sans qu'on ne lui demande rien : "Tempora dura senibus iuvenes putant" et réciproquement.

Ne vous méprenez-pas en découvrant le beau ciel bleu que vous observez sur les photos car s'il est bien connu qu"en Bretagne il fait beau plusieurs fois par jours", en l'Irlande c'est kif kif bourricot. 

En effet, aujourd'hui l'Irlande c'était aussi...

Mais où se trouve donc la commande des essuie-glaces ?

Comme le temps n'était plus de la partie au moment où nous atteignions la ville de Cork (deuxième plus grande ville du pays) et que les possibilités de stationner le Campy à proximité du centre ville étaient quasi inexistantes, nous avons poursuivi notre route vers une charmante bourgade qui sera aussi notre étape du soir : Kinsale.

Sa particularité : ses maisons colorées ...



C'est une maison bleueeeeeeeeeeeeee"





Rose, orange, mauve ou bleu... United Colors of Benetton

Après cette visite multicolore, nous décidons (sur un coup de tête, et aussi parce que nous passions devant un supermarché et aussi parce qu'il pleuvait) de faire quelques emplettes pour recharger le garde-manger du fourgon et ... 
















...on s'est lâchés !

Excusez du peu : un morceau de RED LEICESTER
(fromage ressemblant à un morceau de plastique)
un WHITE et un BLACK PUDDING (du boudin blanc et noir à la viande d'animal)
et un ROAST CHICKEN (là on a pris aucun risque !)

On vous dira si c'est bon (ou pas) quand on aura épuisé tout notre stock de bouffe française et que la faim nous obligera à nous jeter dessus.

Après cette parenthèse culinaire, départ en direction de notre lieu de bivouac du jour Garylucas beach mais avec un petit soucis de pneumatique à régler. 2,5 Bars de pression dans le pneu AR/G au lieu des 5,5 préconisés ça sent pas bon...

... malheureusement le système de gonflage de l'unique station service disponible à 25 kms à la ronde est out of order (en panne).Qu'à cela ne tienne, chauffeur Gi sort sont aspirateur/gonfleur (5€ chez Intermarché en promo)  branché sur allume cigare et... après une heure de surchauffe parvient à remonter la pression à 4,2 bars.

J'ai l'impression, à l'odeur de brûlé
qui s'en dégageait que l'aspirateur/gonfleur
a rendu l'âme...
...comment je vais aspirer les miettes désormais ?
On règlera ça demain dans une station service, peut-être même qu'il faudra faire appel à un réparateur... oui je sais, le suspense est presque insoutenable.

Nous arrivons quand même à bon port vers 18h00 et parquons le Campy face à la mer où s'amusent une dizaines de kite-surfeurs (car ce soir ça souffle !).

Garylucas beach : ça ressemble un peu à la côte Bretonne.

Voilà, tout est dit (comme quoi même avec très peu de choses, y en a qu'on toujours des choses à dire).

Bonne soirée to everybody et à bientôt si réseau disponible.